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Full Version: egalité des sexe
Forum Maléfices > Territoires d'inquiétudes (Joueurs) > Vivre en 1900
Le Korrigan
Une question me turlupinait : duran tla belle époque était il possible (bien que sans nul doute plus qu'extremement rarissime) de voir une femme occuper les fonctions de médecin, avocat ou policier??? Ou les règlement stipulaient-il explicitement que certaines professions étaient l'apanage exclusif des hommes?
Daniel Dugourd
Il faut envisager la question selon trois approches.
1. Dans la fonction publique, les conditions d'accès précisent clairement : "être un homme âgé de..." : les fontions de la police, de la magistrature, de l'armée, etc. sont donc clairement interdites aux femmes.
2. Les professions libérales sont par définition ouvertes aux femmes. Encore faut-il qu'elles aient la capacité d'y accéder, ce qui nous renvoie à la question de l'éducation des femmes. En fait, dès le IInd Empire, on voit quelques femmes inscrites à l'université. Notons que ce n'est pas Paris, mais Lyon qui est pionnière en la matière. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce ne sont pas les études littéraires et juridiques, mais plutôt les études scientifiques et médicales qui attirent la gente féminine. L'université des sciences de Paris accueillle le premier "étudiant-fille" (l'étudiante d'alors, c'est la fille qui couche avec l'étudiant !) en 1867. L'année suivante, quatre filles s'inscrivent à la faculté de médecine. Les premières inscriptions en lettres et en droit ont lieu respectivement en 1871 et 1884. Elles restent très minoritaires, mais leur nombre augmente : 3% en 1900 et 12% en 1910. Jusqu'en 1913 cependant, la majorité de ces étudiants-filles sont étrangères, Russes, Roumaines ou Polonaises (comme Marie Curie). Blanche Edwards est la première femme nommée interne des hôpitaux en 1887. En décembre 1900, Jeanne Chavin est la première femme a réussir le concours du barreau de Paris.
3. Reste le dernier aspect, et qui est de loin le plus important : le regard de la société. Les étudiantes ont été très mal accueillies par leurs professeurs ("l'intelligence des femmes, c'est leur beauté" disait-on alors !) comme par l'ensemble des étudiants. Lorsqu'une femme pratique une profession libérale habituellement réservée aux hommes, trouvera-t-elle une clientèle pour lui accorder sa confiance ? Pour la majorité des hommes, une femme médecin ou avocat, ce n'est pas sérieux, non qu'elles n'aient la capacité, mais plus simplement parce que ce n'est pas leur place. Tout cela nous renvoie aux débats tumultueux autour des lycées de jeunes filles : on pensait alors que, en s'émancipant de la tutelle du père ou du mari, la femme, inconstante par nature, ne pourrait résister longtemps à l'appel du vice. En clair, quand une femme travaille à la Belle Epoque, ce n'est pas pour s'affirmer ou pour gagner son autonomie, c'est par nécessité. Et cette nécessité a un coût : le regard de la société.

C'est un résumé bien rapide d'une situation bien complexe.

Tout ceci, est-il utile de le préciser, est développé dans la IIIe édition de Maléfices...
Invité_Le Korrigan_*
elle s
Le Korrigan
désolé pour le message précédent, je nettoyais mon clavier et ma main est parite toute seule, snif... sad.gif

Sinon, il semble que cette troisieme édition de Maléfices soit des plus magnifiques! Qu'attendent ceux qui ne l'ont pas encore fait pour souscrire dès aujurd'hui? je me le demande rolleyes.gif
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